
Fin juillet, lors d'une exposition consacrée à cet artiste américain de renommée internationale, à Avignon par la Collection Lambert, une habitante de la région, Rindy Sam, 30 ans, avait posé ses lèvres maquillées de rouge sur une toile d'une blancheur immaculée, partie d'un triptyque évalué à deux millions d'euros.
"J'attends réparation pour mes clients qui sont l'artiste Cy Twombly qui a vu son oeuvre dénaturée, la collection Lambert qui a vu son exposition quasiment bousillée à cause de cette histoire et M. Lambert, le propriétaire de l'oeuvre qui a été vandalisée par mademoiselle Rindy Sam", a expliqué l'avocate des parties civiles, Me Agnès Tricoire.
Ce procès devant le tribunal correctionnel d'Avignon se déroule trois jours après qu'un tableau de Claude Monet eut été dégradé dans la nuit de samedi à dimanche au musée d'Orsay à Paris, crevé par un coup de poing.
Inquiète de voir son geste assimilé à celui commis à Paris, Mlle Sam a fait diffuser un communiqué précisant sa position, par le biais de celui qui se présente comme son agent artistique, Patrick Levieux.
"D'un côté, un acte de cruauté d'une bestialité répugnante, de l'autre un acte d'amour d'une intense pureté. Ce geste était un acte artistique provoqué par le pouvoir de l'art", a-t-elle assuré, à propos de son baiser.
"Je n'ai pas la même conception de l'amour. Pour moi, en amour, il faut être deux et consentants", a répondu Me Tricoire, estimant que le geste de Rindy Sam était "autant agressif qu'un coup de poing".
"C'est aussi difficile de restaurer un coup de poing qu'un baiser", a expliqué l'avocate.
Le tribunal correctionnel d'Avignon rendra son jugement le 16 novembre...
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